Weli Noël – Interview

Weli Noël est programmé au premier Festival Walden (un festival en partenariat avec Microcultures) – Interview

CARMEN HOME MADE CLIP from Weli Noël on Vimeo.

 Tu es programmé au 1erFestival Walden avec Microcultures. Tu connaissais déjà Nesles ? Pourquoi as-tu accepté son invitation ?

J’avais contacté Nesles il y a quelques mois puisque je savais qu’il organisait des concerts et faisait des compilations et que je cherchais des lives. J’ai tout de suite été partant quand il m’a proposé de participer au festival. J’ai suivi les soirées qu’il a organisées jusqu’à maintenant et j’avais envie d’y participer parce que je pense que j’y ai ma place.

Peux-tu te présenter rapidement, comment te définirais-tu en quelques mots ?

Il vaudrait mieux demander à quelqu’un d’autre. Je dis souvent que je joue de la pop francophone et tropicale.

Tu voulais faire quoi quand tu étais petit ? Tu t’imaginais devenir musicien ?

Je me souviens que j’ai voulu être écrivain, paysan et musicien. Avec le recul, je pense que ces occupations me combleraient de joie aujourd’hui.

Tu as commencé le piano à 6 ans. Tu y es revenu plus tard et tu as également pris des cours de guitare et de batterie. A quel âge ? Et quand as-tu commencé à composer ?

Je n’ai pris que des cours de piano. J’ai appris à mal jouer de la guitare en regardant les guitaristes. Je joue encore plus mal de la batterie. J’ai commencé à «composer» quand j’étais enfant. Je dis composer entre guillemets parce que c’est un mot un peu obscur, mais en tout cas tenter de créer de la musique, des paroles.

Quels sont les groupes que tu affectionnes actuellement et ceux qui t’ont marqué quand tu étais adolescent ?

Je n’écoute pas beaucoup de musique bien que j’en écoute tous les jours. J’écoute pas mal de kompa. Je retourne régulièrement dans mes classiques comme Caetano Veloso ou John Coltrane. J’aime plein de choses. J’ai eu plusieurs périodes. Quand j’étais ado, j’aimais des groupes comme Deep Purple, Hendrix, Lee Perry, Mano Negra, NTM.

 

© Tous droits réservés

Grâce à des démarches comme celle de la Souterraine et d’autres comme ce que propose Nesles, une certaine dynamique s’est déclenchée ou en tout cas un public a trouvé à étancher sa curiosité.

 

Tu peux nous parler de ton parcours musical dans divers groupes rock, reggae, hip-hop et jazz et nous raconter ce qui t’a amené à ton projet solo ?

J’ai écrit des paroles et chanté dans un groupe de rock quand j’avais 16-17 ans. On se marrait bien. J’ai joué des claviers dans des groupes de reggae et jazz-hip-hop. Tout ça c’était à Sarcelles dans les années 90. On montait des groupes entre potes. En Guyane, j’ai joué du piano dans un groupe jazz rock orientalisant. Je pensais depuis longtemps à enregistrer des chansons puis j’ai eu le matériel pour le faire. C’est vraiment en enregistrant que j’ai commencé de travailler mes textes et ma musique. Le côté solo du projet s’est imposé plus que je ne l’ai choisi. J’aimerais bien être dans un duo. Mais écrire et habiller ses chansons tout seul est aussi vraiment plaisant.

En 2015, la Souterraine fait une compilation de certains de tes titres, la Mostla tape Dégrad. Que penses-tu de la scène française indé actuelle et de ces nouvelles structures solidaires dont l’ambition est d’aider les artistes hors circuit en leur donnant une certaine présence médiatique ?

La Souterraine fait un super boulot. Grâce à des démarches comme celle-ci et d’autres comme ce que propose Nesles, une certaine dynamique s’est déclenchée ou en tout cas un public a trouvé à étancher sa curiosité. La scène francophone est riche. J’ai découvert plein d’artistes grâce à ces projets. En ce qui me concerne, la contribution avec La Souterraine m’a bien encouragé.

J’ai cru voir que tu enregistrais en ce début d’année ton nouvel album. Retrouvera-t-on dans ton prochain LP les mêmes thématiques (l’amour, les voyages…) que dans le précédent, 13, et une musique sous influence sud-américaine ? Quelles ont été tes motivations pour composer ce nouvel opus ?

Je ne veux pas trop en dire mais il y a des thèmes communs ou moins communs, toujours sous influence sud-américaine. J’ai travaillé avec davantage de personnes que pour mon premier album.

Le Festival Walden présente des artistes francophones et qui chantent en français. Pourquoi choisis-tu d’écrire tes textes dans la langue de Molière ? Est-ce un combat pour toi que de ferrailler avec cette langue qui est sauvage, difficile à dominer ? Est-ce un acte de résistance dans la mondialisation actuelle où la tendance est de chanter en anglais ?

Je ne parle que Français. Si je parlais Portugais j’écrirai de meilleures chansons peut-être. Si j’étais anglophone je ne me gênerais pas. Je ne me sens pas du tout être défenseur de quoi que ce soit.

Quel titre as-tu choisi pour la compilation du Festival Walden ? Pourquoi ?

C’est Nesles qui a choisi. J’imagine qu’il devait apprécier la chanson.

Ton plus beau souvenir musical sur Paris ?

J’en ai plein, je ne saurais en identifier un précisément. En vrac, je citerais Danyèl Waro, Petrona Martínez, Tortoise, Kirihito, des mix de LKO, Ken Boothe.

D’autres projets dans les mois qui viennent ?

J’envisage de créer un clip pour la sortie de mon prochain album et de mettre en place le live de ce dernier.

Quelle est ton étoile ? Qu’est-ce qui te guide ?

Je me dis souvent que j’ai de la chance.

Merci Weli Noël !

 

Pour en savoir plus sur Weli Noël

Share

Laisser un commentaire