Thomas Salva expose dans le cadre du Festival Walden – Interview

Photo "New-York Panoramic" © Thomas Salva
Thomas Salva expose dans le cadre du Festival Walden – Interview
« New-York Panoramic » © Thomas Salva

Bien que photographique, je pense cette série New-York Panoramic, comme une partition musicale où chaque image est une note sur une portée.

 

Tu exposes au 1er Festival Walden. Pourquoi as-tu accepté l’invitation de Nesles ?

Thomas Salva : Florent est un artiste que j’admire et un ami. J’aime son univers, son énergie. Participer au festival Walden c’est l’assurance de faire de très belles rencontres, artistiques et humaines. Et mettre mon travail photographique en résonance avec les autres artistes invités.

Peux-tu te présenter rapidement, comment te définirais-tu en quelques mots ?

Je suis un touche à tout de l’image. Fixe, animée, ancienne ou digitale, j’aime l’idée de raconter des histoires en une fraction de seconde.

Tu voulais faire quoi quand tu étais petit ?

Photographe et jardinier !

A quel âge as-tu commencé la photo ?

Vers 10 ans, au collège. J’ai eu la chance de pratiquer très tôt la prise de vue et le laboratoire, j’ai passé une grande partie de mon adolescence dans une chambre noire à développer mon regard et mon imaginaire.

Quel lien y-a-t-il entre l’esprit Walden et ton travail photographique ?

L’esprit Walden c’est, me semble-t-il, l’échange, la rencontre, la bienveillance, la curiosité, l’entraide. Tout ce dont nous avons besoin pour créer. Bien que photographique, je pense cette série New-York Panoramic, comme une partition musicale où chaque image est une note sur une portée.

 

Patti Smith John Cale © Thomas Salva

La musique est ma deuxième passion. Adolescent j’ai longtemps hésité entre la musique et la photo.

 

Quel est ton rapport à la musique ? Quels sont les groupes que tu affectionnes actuellement et ceux qui t’ont marqué quand tu étais adolescent ?

La musique est ma deuxième passion. Adolescent j’ai longtemps hésité entre la musique et la photo.
Avec le recul c’était le bon choix, je suis un piètre guitariste.
Néanmoins, la musique est présente au quotidien, j’ai la chance d’avoir une compagne plus passionnée encore et qui m’embarque depuis dix ans dans des registres qui m’étaient jusque-là inconnus. J’aime le rock, du bluegrass au stoner, mais j’aime autant écouter les Queens of the Stone Age, Johnny Cash ou Les Black Keys que Eddy Louiss ou Jean-Louis Murat,

Tu travailles de préférence en noir et blanc. Pourquoi ce choix ?

Je me sens à l’aise en noir et blanc et en argentique. C’est un dispositif artisanal où le hasard et l’accident ont toute leur place. C’est ce qui me fascine.
Le noir et blanc me permet d’aller à l’essentiel dans mon image. En faisant abstraction de la couleur, je me concentre sur ces instants de vie qui passent dans le cadre.
Je travaille également en couleurs. C’est un langage que j’apprécie mais lorsque j’ai besoin de m’échapper et de revenir à l’essentiel, je prends une pellicule et mon vieux Xpan.

Quelles sont tes références en matière de photo ?

Walker Evans, Dorothea Lange, Peng Sammallahti, Robert Frank, Bernard Plossu, Sarah Moon…

Aimerais-tu réaliser une pochette de disque si ce n’est déjà fait ?

! Oui j’aime photographier pour la musique… et cette pochette est déjà faite!

 

Lynch © Thomas Salva

C’est en rencontrant mon associé, Olivier Lambert et en développant les Brèves de Trottoirs que l’envie de penser le mouvement est née.

 

Tu as fait un magnifique portrait de David Lynch ! Tu réalises toi-même des films. Le cinéma est-il une source d’ inspiration pour toi ?

Oui, c’est un médium que j’ai découvert au lycée. J’ai ensuite fait des études de cinéma à l’université avant d’entrer aux Gobelins en photographie. Mais bizarrement j’ai commencé tardivement à pratiquer l’image animée. C’est en rencontrant mon associé, Olivier Lambert et en développant les Brèves de Trottoirs que l’envie de penser le mouvement est née.
Ce sont deux moyens de raconter des histoires, très proches et très différents à la fois. En tout cas ces deux pratiques se nourrissent l’une et l’autre et enrichissent ma pratique de l’image.

Ton plus beau souvenir musical sur Paris ?

The broken Circle Breakdown Bluegrass band.

Quels sont tes projets dans les mois à venir ?

Continuer cette série de panoramiques dans d’autres villes du monde, développer une série documentaire musicale, profiter de ma petite fille et de ma compagne…

Quelle est ton étoile ? Qu’est-ce qui te guide ?

Le besoin d’être ému quand je mets l’oeil au viseur.

Merci Thomas !

 

Photo "USA 18" © Thomas Salva
« USA 18 » © Thomas Salva

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