Maud Lübeck – Interview

MAUD LUBECK_Concert Vendôme © Jérôme Sevrette
Photo © Jérôme Sevrette

 

Maud Lübeck est programmée au premier Festival Walden (un festival en partenariat avec Microcultures) – Interview

 

MAUD LUBECK © Jérôme Sevrette
© Jérôme Sevrette

J’ai redécouvert mes chansons en les revisitant au piano chant pour la scène. Ces versions épurées permettent effectivement de mieux les ressentir, les entendre.

 

Tu es programmée au 1er «Festival Walden avec Microcultures». Pourquoi as-tu accepté l’invitation de Nesles ?

J’avais sollicité Florent Nesles pour participer à une soirée Walden (j’aime le principe de ces soirées et les artistes qu’il invite) et il m’a finalement invitée sur son festival.

Peux-tu te présenter rapidement, comment te définirais-tu en quelques mots ?

Dans la vie quand on me demande ce que je fais, je dis auteur compositeur interprète projet solo chanson française. J’invite les personnes à aller m’écouter sur Deezer en précisant que je fais tout toute seule sur mon ordinateur et à regarder mes clips réalisés par Robi et les sessions filmées par le Cargo.

Tu voulais faire quoi quand tu étais petite ? Tu t’imaginais devenir auteur-compositeur ?

Toute petite, chirurgien. Puis, photographe reporter. Et j’ai finalement fait des études de psychologie clinique (je suis psychologue clinicienne de formation).
J’ai commencé à me rêver compositeur vers 15 ans… je passais beaucoup de temps à composer des piécettes au piano, et les partitions de Chopin avec des œuvres dédiées à ses proches me faisaient fantasmer (A madame…). Je voulais être compositeur pour pouvoir immortaliser mes sentiments.

Quand as-tu commencé la musique ? Quel était ton premier instrument ? Le piano ?

A 14 ans. Le piano. J’ai eu envie d’apprendre après un séjour chez mes grands parents. Je passais du temps sur leur piano à chercher les notes des mélodies que j’avais besoin d’écouter en boucle et que je n’avais pas en cassette sur mon walkman. En cherchant ces mélodies, j’en ai trouvé d’autres… et ça m’a donné envie.

Quels sont les groupes que tu affectionnes actuellement et ceux qui t’ont marqué quand tu étais adolescente ?

Adolescente, j’ai été marquée par Chopin et Bach. Ils m’ont donné envie de composer. Et c’est Gainsbourg qui m’a donné envie de poser des mots sur mes mélodies.
J’ai été marquée aussi par les BO de François de Roubaix, de Philip Glass et de Michel Legrand.
Actuellement, j’ai des sortes de passions pour des chansons que j’écoute en boucle pendant un temps. Marquée récemment par la BO d’Un amour fou de Côme Aguiar et la chanson Comme toi de Clara Luciani.

Tu es en train d’enregistrer de nouvelles versions live de ton 2e album Toi non plus sorti il y a quelques mois. Pourquoi ? Est-ce une manière de redécouvrir tes chansons ?

Jean-Charles Versari qui a mixé l’album Toi non plus m’a proposé après mon dernier concert Parisien d’enregistrer en one shot mes versions live. On l’a fait en une journée et on a finalement décidé avec mon label Finalistes de les sortir.
J’ai redécouvert mes chansons en les revisitant au piano chant pour la scène. Ces versions épurées permettent effectivement de mieux les ressentir, les entendre.

 

MAUD LUBECK © Jérôme Sevrette
© Jérôme Sevrette

Mon approche d’illustratrice sonore m’aide à mettre en scène mes chansons, à les arranger. Je les travaille comme des petits films imaginaires.

 

Tu parles de réaliser un album concept à une époque où le concept d’album n’existe plus. Est-ce un challenge alors qu’aujourd’hui les gens ne connaissent souvent d’un groupe que deux ou trois titres ?

C’est juste un moteur. Ça donne un sens au « projet d’album » justement parce que l’album aujourd’hui ne fait plus sens. Moi, c’est d’avoir trouvé le concept de mon prochain album qui me donne envie de m’y mettre. Et ça m’aide à trouver l’inspiration…

Penses-tu déjà à ton prochain album ? Envisages-tu de l’enregistrer comme les deux précédents, seule chez toi, ou as-tu envie d’explorer une autre forme de réalisation avec d’autres musiciens etc. ?

Je le commence là justement. La nouveauté, c’est d’avoir besoin de me détacher de mes machines. De revenir à mes 18 ans quand j’avais juste un carnet et un quatre pistes posés sur mon piano. Pour le reste, on verra…

Le Festival Walden présente des artistes francophones et qui chantent en français. Pourquoi choisis-tu d’écrire tes textes dans la langue de Molière ? Est-ce un combat pour toi que de ferrailler avec cette langue qui est sauvage, difficile à dominer ? Est-ce un acte de résistance dans la mondialisation actuelle où la tendance est de chanter en anglais ?

Quand je parle anglais ça fait plutôt rire. Mon anglais est une tragédie.

Quel titre as-tu choisi pour la compilation du Festival Walden ? Pourquoi ?

J’ai choisi J’oublie.  C’est une des plus cinématographique de l’album. Elle parce que pas sortie en single, parce que sur aucune autre compilation et surtout parce que je l’aime beaucoup.

Tu fais aussi de l’illustration pour l’image. Est-ce une activité complémentaire à l’écriture de chansons ?

Oui… enfin c’était car je n’en fais presque plus. Mais mon approche d’illustratrice sonore m’aide à mettre en scène mes chansons, à les arranger. Je les travaille comme des petits films imaginaires.
Et des chansons de mon album précèdent « La fabrique » ont été écrites sur des thèmes que j’avais composés pour des publicités et qui n’avaient finalement pas été retenus (C’est pas rien, Les larmes gelées, Byebye).

Quels sont tes projets dans les mois à venir ?

Faire mon prochain album, écrire pour d’autres et continuer à jouer sur scène Toi non plus.

Quelle est ton étoile ? Qu’est-ce qui te guide ?

Mon cœur ?

Merci Maud !

 

 

Visuel Album Maud Lübeck Toi non plus_Copyright Agathe Genieys
Visuel Album Maud Lübeck Toi non plus_Copyright Agathe Genieys

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